Les épisodes...         

 

 

 

Lundi 3 octobre 1966

 

 


Martin Peyton est ennuyé par le retour d'un témoin génant. Rodney et Norman se disputent au sujet du témoignage du Dr Rossi. Rita demande un emploi chez Constance...


 

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

18,8 millions de téléspectateurs

soit 30,9 %

 

 

 

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NARRATION : WARNER ANDERSON

Le Palais de Justice du comté de Peyton. L’audience préliminaire se poursuit. L’accusation cherche à prouver qu’une jeune femme nommée Ann Howard est décédée d’une mort violente des mains de Lee Webber. Aujourd’hui, le District Attorney John Fowler se retrouve à lutter contre l’avocat de la défense Steven Cord, sur le témoignage du fiancé de la défunte Mlle Howard, le Dr Michael Rossi.

 

INTRO

L’huissier apporte un dossier venant du poste de police à John Fowler.

 

 

SCENE 1

Dans la salle d’audience, Steven continue à contre interroger le Dr Rossi. Il lui demande quand il a vu Ann Howard pour la dernière fois. Mike lui a parlé dans la matinée et plus tard au téléphone. Elle lui a dit qu’elle été allé faire une course. Lorsque Ann a quitté le manoir de Peyton, elle avait pleuré. Puis elle est allée à la maison de la plage. Steven veut faire admettre à Michael que la première pensée qu’il a eu est qu’Ann a sauté de la falaise. Fowler fait objection à une question concernant le dossier médical d’Ann. L’objection est rejetée par le Juge Chester.

 

Dialogues de la scène 1

Salle d’audience présidée par le Juge Irwin A. Chester. Audience préliminaire de Lee Webber. Le Dr Rossi est interrogé par Steven Cord.

 

STEVEN : Quand avez-vous vu Ann Howard en vie pour la dernière fois ?

 

MICHAEL : C’était le matin de sa mort. Elle est venue à mon bureau, à l’hôpital.

 

STEVEN : Et quel était le sujet de conversation ce matin-là ?

 

MICHAEL : Elle m’a dit qu’elle avait trouvé des papiers dans la malle de son père. Des papiers qui prouvaient que vous et elle étiez frère et sœur.

 

STEVEN : Veuillez noter que le témoin se réfère à moi, Steven Cord. Et quelle a été votre réaction à cette annonce ?

 

MICHAEL : J’étais surpris. Je lui ai demandé de ne rien faire à propos de ça jusqu’à ce que nous ayons l’occasion d’en parler ouvertement.

 

STEVEN : Et elle était d’accord ?

 

MICHAEL : Oui.

 

STEVEN : Et c’est la dernière fois où vous l’avez vu en vie ?

 

MICHAEL : Oui.

 

STEVEN : Etait-ce la dernière fois que vous lui avez parlé avant sa mort ?

 

MICHAEL : Non, j’ai parlé avec elle au téléphone plus tard cet après-midi là.

 

STEVEN : Avait-elle l’air heureux ?

 

MICHAEL : Heureux ?

 

STEVEN : Oui.

 

MICHAEL : Non.

 

STEVEN : Alors, dans quel état d’esprit était-elle ?

 

MICHAEL : Elle avait l’air d’aller bien.

 

STEVEN : Vous avez précédemment témoigné qu’elle avait parlé avec vous au téléphone depuis votre maison de la plage. Que faisait-elle là-bas ?

 

MICHAEL : Elle m’attendait.

 

STEVEN : C’était peu de temps après qu’elle est finie de travailler à la librairie. Exact ?

 

MICHAEL : Oui.

 

STEVEN : Plus qu’une heure ?

 

MICHAEL : Je suppose.

 

STEVEN : Ou était-elle entre le moment où elle a quitté la librairie et celui où elle est arrivée chez vous ?

 

MICHAEL : Je ne sais pas. Elle m’a dit qu’elle est allée faire une course.

 

STEVEN : Une course. Vous voulez dire du shopping ?

 

MICHAEL : Je ne sais pas. Elle a juste dit : une course.

 

STEVEN : Vous dites qu’elle n’avait pas l’air bouleversé, ni affligé, ni nerveux.

 

MICHAEL : Non, elle était juste… Elle avait l’air bien.

 

STEVEN : Bien, lorsque vous avez parlé avec la défunte au téléphone, est-ce elle qui avait appelé, ou vous ?

 

MICHAEL : C’est moi qui l’ai appelée.

 

STEVEN : Pourquoi ?

 

MICHAEL : Parce que j’étais inquiet pour elle.

 

STEVEN : A cause du choc qu’elle a eu de découvrir qu’elle avait un frère et une mère qui vivaient dans cette ville ?

 

MICHAEL : C’est exact.

 

STEVEN : Mais vous étiez plus particulièrement inquiet parce que vous connaissiez son passé médical, n’est-ce pas ?

 

JOHN : Objection, Votre Honneur.

 

JUGE : Retenue.

 

MICHAEL : Je vous l’ai dit. Elle avait l’air bien.

 

JUGE : Le témoin n’a pas à répondre aux questions auxquelles il a été fait objection. Huissier, veuillez ne pas tenir compte de cette réponse.

 

STEVEN : Qu’avez-vous dit d’autre au téléphone ?

 

JOHN : Objection, Votre Honneur, n’avons-nous pas assez ressassé ce sujet ?

 

STEVEN : Le témoin ici présent est la dernière personne à avoir parlé avec la défunte. La dernière personne qui peut nous éclairer sur son état d’esprit. Je vous demande de ma laisser continuer.

 

JUGE : Objection rejetée.

 

Fowler s’assoit.

 

STEVEN : Qu’est-ce qu’il a été dit d’autre au cours de cette conversation, docteur ?

 

MICHAEL : Et bien, elle voulait savoir quand je rentrais à la maison. Je lui ai dit que je devais aller en chirurgie.

 

STEVEN : Quelle a été sa réaction ?

 

MICHAEL : Elle a été déçue. Je lui ai fait promettre de rester à l’intérieur de la maison jusqu’à ce que j’arrive. Et je lui ai dit que je l’aimais.

 

STEVEN : Vous avez dit : « Je t’aime » ?

 

MICHAEL : Oui.

 

STEVEN : Parce que vous étiez inquiet et vous vouliez la rassurer ?

 

MICHAEL : Oui, pour ça et parce que je l’aimais.

 

STEVEN : Laissez-moi vous lire l’exposé de l’accusation. La déposition sous serment faire par le défendeur et qui couvre ses déplacements la journée de la mort d’Ann Howard.

 

Je sais à quel point c’est mauvais pour moi, mais c’est la vérité. J’ai suivit Ann Howard jusqu’à la maison de Peyton.

Question : Quelle heure était-il ?

Réponse : Je ne sais pas. C’était dans l’après-midi. Tard dans l’après-midi.

Question : Combien de temps est-elle restée à la maison de Peyton ?

Réponse : Environ 15 minutes. Mais lorsqu’elle est sortie, elle pleurait. Si je lui aurais dit ne serait-ce qu’un mot, elle serait devenue hystérique.

 

C’est là-bas où Ann Howard est allée après son travail et avant de venir chez vous. C’était ce qu’elle avait appelé une course. Elle était tellement bouleversée, tellement hystérique et bouleversée par cette course qu’elle n’a même pas pu vous en parler. Même pas à vous.

 

JOHN : Objection, Votre Honneur. Nous ne sommes pas intéressés par les interprétations de Mr Cord sur les sentiments de la défunte.

 

JUGE : Retenue.

 

STEVEN : Etes-vous toujours convaincu qu’Ann Howard a été assassinée ?

 

JOHN : Objection.

 

JUGE : Retenue.

 

STEVEN : Votre Honneur…

 

JUGE : Retenue.

 

STEVEN : Très bien, Votre Honneur. Lorsque vous avez appris la mort d’Ann Howard, avez-vous honnêtement craint qu’elle se soit suicidée ?

 

JOHN : Objection, Votre Honneur. Pure spéculation de la part du témoin.

 

STEVEN : Votre Honneur, le témoin est un médecin. Il était très proche d’Ann Howard. Nous sommes ici pour déterminer si un homme doit être amené ou non devant un procès pour homicide.

 

JUGE : Très bien.

 

JOHN : Votre Honneur.

 

JUGE : Objection rejetée.

 

JOHN : Mais, Votre Honneur…

 

JUGE : Objection rejetée, Mr Fowler.

 

STEVEN : Lorsque vous avez appris la mort d’Ann Howard, aviez-vous craint qu’elle se soit suicidée.

 

Pas de réponse.

 

STEVEN : Avez-vous entendu la question, docteur ?

 

MICHAEL : J’ai entendu la question, Mr Cord.

 

STEVEN : Et bien, voulez-vous répondre ?

 

MICHAEL : Oui.

 

STEVEN : Vous dites ?

 

MICHAEL : Oui, j’avais peur. C’était ma première pensée, je…

 

STEVEN : Dans son état d’esprit et dans ces circonstances…

 

JOHN : Votre Honneur, l’avocat répond à la place du témoin.

 

MICHAEL : Je pensais qu’elle avait…

 

STEVEN : … sauté de la falaise ?

 

JOHN : Votre Honneur, c’est outragent.

 

JUGE : Mr Cord, je dois vous donner un avertissement.

 

STEVEN : Monsieur, nous essayons de découvrir la vérité. Dr Rossi, je vais reformuler ma question.

 

MICHAEL : Vous n’avez pas à reformuler votre question. Oui. Ma première pensée était qu’Ann avait sauté de la falaise.

 

 

SCENE 2

Rita se rend à l’hôpital pour rendre visite à Constance. Cette dernière tricote lorsque Rita entre dans la chambre. La jeune fille est venue demander à Constance un emploi de baby sitter pour le petit Matthew lorsque Constance rentrera à la maison. Constance lui demande si elle a parlé à Norman de tout ceci. Rita lui dit qu’elle sait que Norman sera d’accord. Mais Constance l’informe qu’elle a déjà pris des engagements avec Betty. Rita s’apprête à partir et dit à nouveau à Constance qu’elle se débrouille bien avec les bébés.

 

 

SCENE 3

Au tribunal, Rodney s’entretient avec le Dr Rossi à propos du témoignage qu’a fait le médecin. Rod demande pourquoi il a changé d’avis. Michael lui dit qu’il n’a pas changé d’avis, il a simplement essayé de dire la vérité. Rodney lui répond qu’il a l’impression que Michael commence à penser comme l’avocat de Lee. Fowler sort de la salle d’audience et est appelé au téléphone.

 

 

SCENE 4

Fowler prend le téléphone et s’entretient avec son adjoint Knox. L’adjoint était chargé d’aller à l’aéroport pour délivrer une citation à comparaître. Il informe John qu’Hannah a prit un billet sans retour pour Boston, puis de Boston pour New York.

 

 

SCENE 5

Au General Store, Norman et Rita se préparent pour aller camper. Eli emballe de la nourriture dans du papier aluminium et leur donne une trousse de secours. Rita dit à Norman qu’elle est allée voir Constance pour lui demander de prendre soin de Matthew à son retour à la maison. Norman lui dit qu’elle risque de mettre leurs projets en l’air si elle commence à s’occuper du bébé. Selon le jeune homme, ils sont trop jeunes pour fonder une famille.

 

 

SCENE 6

Dans son salon, Peyton, assis dans sa chaise motorisée, demande à John de résoudre un problème d’échec. John avoue ne pas être expert à ce jeu. Il lui demande s’il sait où se trouve Hannah.

 

Alors que personne ne s’y attend, Hannah apparaît. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » aboie Peyton. John Fowler s’approche d’elle et lui dit que si elle ne va pas témoigner, elle sera susceptible d’être poursuivie en justice. Peyton prend la défense d’Hannah devant John et lui dit qu’elle est très angoissée. John s’en va.

 

Peyton réprimande Hannah : « Tu es folle. Tu es complètement folle d’être ici ». Hannah ne se laisse pas faire et fait des reproches à son patron. Peyton lui dit qu’il ne permettra pas d’aller témoigner à la barre. « Je n’ai pas besoin de votre permission », le défie Hannah. Martin lui ordonne d’aller dans sa chambre. Elle monte à l’étage.

 

 

DANS LE PROCHAIN EPISODE

Steven Cord parle avec Chris Webber, Sandy Webber avec Rodney Harrington.

 

STEVEN : Nous sommes toujours sur une corde raide, Chris. J’ai besoin de votre aide. Votre aide. Je veux que vous coopériez. Vous allez témoigner, que vous le voulez ou non, même si je dois vous citer à comparaître.

 

SANDY : Tu es tout ce que Lee voulait être, tu sais ça.

RODNEY : N’essaie pas de m’avoir avec les sentiments. Je ne me sens pas vraiment neutre dans cette histoire, tu sais.


 

 
 

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